From: "charles pennequin"
To: "ner" <lituraterre@free.fr>

Subject: =?iso-8859-1?Q?Re:_quels_sont_les_d=E9lais_:_hier_!!?=
Date: Fri, 21 Jan 2005 22:13:21 +0100
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je te dirai oui, mais là pas trop le temps, j'ailes enfants et après je file
aux lectures dans ch'nord...

j'avais carrément zappé pour les textes que je dois te fournir, c'est pour
quoi déjà ? litturaterre ? c'est toi ?
et qui c'est Onuma Nemon ? c'est toi ? Qui est le créateur de Vaduz ? Tu
préfères le rouge ou le noir comme jeton ? dessine-moi le mot
"Polyarthrite"...

voici le texte :

LETTRE A ARNO CALLEJA.


Salut Arno,

Alors comme ça t'es malade ? t'as les boules ? les glandes ? et ça t'fout
l'bourdon ? moi aussi figures-toi...j'suis mal... dans la gueule, la gorge,
jusqu'au poumon, c'est-à-dire au trognon, et ça crache, et je me soigne pas,
pas vu un docteur, ça me fait chier les docteurs, faudrait que j'aille à la
pharmacie, mais je sens que c'est les bronches, c'est l'asthme, la clope et
l'asthme, et la vie de con, la télé, je la regarde pas mais je sais que des
gens la regardent pour moi, ils sont cons assez pour moi, ils me remplissent
de cons toute la journée, c'est pour ça que je la regarde pas, j'ai beau pas
vouloir, elle me le présente toujours, son petit con tout frais, moulu, sa
petite merveille du jour, son information, elle me montre sa chatte rasée au
poème du jour, son petit jour qui joue avec moi, elle me fait croire que
c'est des poèmes, alors qu'elle veut baiser, elle a voulu niquer ma tête
hier, tout simplement parce que j'ai fait mine de l'écouter, de tendre une
oreille vers sa petite chatte confuse de tant d'aveux, de tant d'abandons,
elle abandonne sa petite chatte, elle ouvre grand son con au poète, et moi
je sais plus quoi faire tu vois, je suis encore une fois dans la merde, avec
sa poésie, sa belle petite putain de poésie de merde, sa poésie de croyance
qu'on va encore s'enlacer, non nos corps mais nos pensées, nos êtres, alors
qu'on n'enlace rien, rien qu'un trou, qu'on respire que dans un trou, et
chacun respire le sien, chacun passe son temps à se voir crever le trou en
lui, et elle elle croit que nous c'est pas pareil, que nous c'est pour la
vie, ou pour dans cinq minutes, cinq petites minutes de vie, cinq petites
minutes de merde de vie, ou une journée, elle croit en le jour de l'amour,
c'est pour ça qu'elle ouvre son vagin, elle tend son cul au jour, et quand
je dis son cul je parle de son âme, ou de ses pensées qui frétillent, de ses
mots qui se trémoussent, alors qu'elle a en face d'elle que moi, et moi en a
déjà rien à foutre de lui, alors à deux ça sera pire, faudra gérer le rien à
foutre de l'autre, et en plus là elle croit pas à ça, elle enrobe, elle
s'envole, elle dit "c'est plus de la poésie / c'est de la vie", tu parles,
tout ça c'est cochonnerie oui, on n'a rien de commun, on s'emmerde qu'en
commun, le reste est pour soi seul, dans la fosse à soi seul, la fosse
commune petite, avec tes sentiments, tes sentiments communs, ta petite
gueule commune, ton imagination de femelle, ton trémoussé de femelle, la
tempête dans ton crâne, mais ton crâne c'est qu'un verre d'eau, à côté de
l'océan du néant qui nous habite, petite.

Charles Pennequin.


Salut l'ami !!! Charles.